GEGE
Age: 54 Inscrit le: 19 Mar 2007 Messages: 1466 Localisation: GRENOBLE
Posté le: Mer Juin 03, 2009 19:04 Sujet du message:
désolé Fadarle, je crois qu'on s'est pas compris, je suis tout a fait pour le collectage auprès de gens qui pourrais encore nous parler des pratiques du passé.
Mais faire du collectage sur les pratiques de bal aujourd'hui
surtout si au préalable on ne connait rien ou très peu de choses sur ce qui se pratiquait il y a ne serais-ce que 35 à 50 ans à ce niveau là (je parle des collectages qui ont déja été effectués).
enfin bref on va pas en faire un fromage, vous faites bien ce que vous voulez après tout, mais je crois que cette énergie pourrait être dépensée a meilleurs escient si elle veut être utile a la danse traditionnelle d'aujourd'hui.
Je n'ai qu'une certitude, c'est celle d'être dans le doute .(P. Desproges)
Posté le: Mer Juin 03, 2009 19:42 Sujet du message:
Oui, j'avais bien compris.
On peut collecter le passé, mais pas le présent en se disant que ça servira dans le futur ...
Cela ne parait pas légitime, c'est pour ça que je dis que ce n'est pas si simple que ça en a l'air.
Je pense qu'il y a 50 ans, très peu de gens avaient une idée de ce qui se faisait 50 ans avant eux. Ça n'empêche pas qu'on les considère aujourd'hui comme des maitres ou des détenteurs d'une véritable tradition.
Collecter aujourd'hui, c'est regarder aujourd'hui droit dans les yeux et ne pas avoir peur de demain. C'est revendiquer qu'une tradition est une chose vivante et pas une nostalgie, une culture moribonde qu'on porte à bout de bras. C'est aussi s'affranchir des dogmes et des pouvoirs qui se rattachent à certaines collectes et interprétation de collecte, c'est se libérer des mensonges historiques, c'est écrire l'histoire nous même et oui, on fera bien ce qu'on voudra et si tu ne veux pas en être tant pis pour toi.
Na !
Dernière édition par Fadarle le Jeu Juin 04, 2009 1:14; édité 1 fois
Posté le: Mer Juin 03, 2009 23:37 Sujet du message:
La question est : qu'est ce que le collectage ou pourquoi le collectage ?
Si c'est le cas, le collectage est une science qui nous rappel simplement(ou pas), qu'elles étaient les bonheurs et les malheurs partagés d'autrefois, rien avoir avec une quelconque stylistique de danses ou autres formes artistiques !!
Le collectage est important pour démontrer a quel point les rassemblements populaire d'autrefois étaient importants à l'identification d'une tradition, d'un peuple...d'un savoir vivre.
La conservation actuel, selon ses courants, trad, folks, folklorique, néo trad...., sont des émergences de dérivés du collectages.
Maintenant, selon ses envies, chacun peut trouver son équilibre a travers diverses formes d'émergences.
Qu'elle est la meilleur forme de propagation ? qui le sait !!?? certainement que chaque forme détient une vérité ?
Le support de diffusion le plus commun actuellement et le bal trad...donc le début de transmission démarre en ces lieux l
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 1:08 Sujet du message:
Attention, le collectage n'est pas a proprement parler une science mais un outil scientifique. Principalement utilisé par les sciences sociales et en premier lieu par l'anthropologie qu'en France on appelait, il y a quelques années encore, ethnologie (tradition française se démarquant de l'anthropologie générale par un rapport privilégié au terrain).
L'outil "collectage sonore" apparait comme idéal pour documenter des discours et pratiques de traditions orales sans avoir dans un premier temps à en synthétiser le sens ou la forme pour lui donner une forme littérale. Ce merveilleux outil est utilisé dans le monde entier par ces chercheurs et bien au delà du chant, de la musique ou de la danse. Il peut s'agir de métier, de savoir faire, d'économie, de perception des structures sociales, de connaissances botaniques, médicinales ...
On ne cherche pas spécialement en de tels cas à travailler sur la mémoire ou "l'autrefois".
En ce qui concernes les traditions populaires en France, elles ont beaucoup souffert d'une vague folkloriste au début du XXème. On a cherché alors a enfermer dans des musées des cultures simplifiées et "carte postale". On traine toujours ce bucolisme provincialiste, qui cherche à faire des cultures traditionnelles une bande de ploucs passéistes.
Ce cas de figure était jusqu'alors une spécialité française. Elle commence à atteindre d'autres pays d'Europe ou la culture télévisuelle centralisée gagne petit à petit du terrain et change les esprits. Que voulez vous, il faut bien vendre des yaourts au bifidus et des savons 3 en un, et pour cela il faut "du temps de cerveau disponible" aux annonceurs. Donc pas question d'être cultivé et d'être acteur de sa propre culture.
GEGE
Age: 54 Inscrit le: 19 Mar 2007 Messages: 1466 Localisation: GRENOBLE
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 9:35 Sujet du message:
Fadarle a écrit:
En ce qui concernes les traditions populaires en France, elles ont beaucoup souffert d'une vague folkloriste au début du XXème. On a cherché alors a enfermer dans des musées des cultures simplifiées et "carte postale". On traine toujours ce bucolisme provincialiste, qui cherche à faire des cultures traditionnelles une bande de ploucs passéistes.
..
Ca mérite quelques explications, surtout ces préjugés par rapport aux groupes folkloriques, que je ne partage pas du tout, mais alors pas du tout... Je n'ai qu'une certitude, c'est celle d'être dans le doute .(P. Desproges)
luce
Age: 24 Inscrit le: 31 Aoû 2006 Messages: 374 Localisation: St Etienne
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 10:04 Sujet du message:
je suis moi aussi très choquée de tes propos sur les groupes folkloriques Fardale.
Leur absence nous aurait privé de pas mal de savoir puisque certains dirigeants de groupes ont commencé par du collectage (Jean et madeleine Surnon dans Notre Berry pour ne cité qu'eux( désolé si faute d'orthographe)). De plus le mouvement trad que tu semble tant admiré a commencé avec beaucoup de personnes appartenant à des groupes folkloriques.
Renseigne toi avant de dénigrer autant les groupes folkloriques.stage de la Toussaint 2010 Sud Ouest avec Pierre Corbefin et Philippe Marsac et Irlande avec Linda et Martial Maillet. Bulletin d'inscription sur
http://larbreadanser.site.voila.fr
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 10:11 Sujet du message:
C'est comme les chasseurs, il y a le bon folkloriste et le mauvais folkloriste, comme il y a le bon tradeux et le mauvais qui te réclame les grandes poteries et la valse écossaise...
GEGE
Age: 54 Inscrit le: 19 Mar 2007 Messages: 1466 Localisation: GRENOBLE
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 11:19 Sujet du message:
Pour ma part je pense que le groupe folklorique a été la seule courroie de transmission qui nous a permis dans les années 70 de pouvoir encore pratiquer la danse et la musique traditionnelle, c'est dans ces groupes , notamment des années 30 à 60 que l'on retrouve les plus grands collecteurs (jean et madelaine Surnom, pierre Panis) pour ne citer que ceux qui ont fait beaucoup pour le Berry mais je suis persuadé que d'autres régions ont bénéficié de la même transmissions peut être plus récemment mais en tout cas la plus part du temps par des ethnologues amateurs passionnés par les traditions de leur région qui forment les groupes folkloriques.Je n'ai qu'une certitude, c'est celle d'être dans le doute .(P. Desproges)
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 11:26 Sujet du message:
Il parle d'une vague folkloriste du début du XX siècle, non des groupes après-guerre... Il y a peut-être maîtrise de votre part, mais une petite explication lévera cet écart!
Et je suis "très d'accord" avec toi, Ekks-0... pour les Gdes Poteries et la valse écossaise C'est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit. (Khalil Gibran)
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 11:42 Sujet du message:
D'ailleurs, je le raconte tout le temps, mais j'en suis assez fier, ça fait du bien... Une fois une dame (chiante) m'a demandé les Grande Poteries je lui ai répondu "oui, on la connait, mais on la joue pas parce que c'est chiant"
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 11:47 Sujet du message:
Ekks-O a écrit:
D'ailleurs, je le raconte tout le temps, mais j'en suis assez fier, ça fait du bien... Une fois une dame (chiante) m'a demandé les Grande Poteries je lui ai répondu "oui, on la connait, mais on la joue pas parce que c'est chiant"
Ich würde nur an einen Gott glauben, der zu tanzen verstündeAlso Sprach Zarathustra Nietzsche
Je ne croirais qu'en un dieu qui saurait danser
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 13:55 Sujet du message:
GEGE a écrit:
Ca mérite quelques explications, surtout ces préjugés par rapport aux groupes folkloriques, que je ne partage pas du tout, mais alors pas du tout...
peya a écrit:
Il parle d'une vague folkloriste du début du XX siècle, non des groupes après-guerre... Il y a peut-être maîtrise de votre part, mais une petite explication lévera cet écart!
hm ! hm !
En effet, je ne parlais absolument pas des groupes folkloriques mais des "folkloristes".
Ethnographes ou érudits, qui décrivaient dans des livres ou fondaient dans des musées les "particularismes régionaux". En général, les folkloristes étaient des instituteurs, des curés ou des employés préfectoraux, déplacés par le fonctionnariat, et qui observaient leur pays d'accueil avec toute l'étrangeté et l'exotisme de Marco Polo en Chine.
Si on leur doit les premières collectes en France, on peut regretter les caricatures qu'ils en ont faites, d'où de surcroît les nombreuses approximations.
Les documents restent donc précieux, et à deux titres :
- des indications anciennes sur de nombreux thèmes et territoires
- la pensée colonialiste ambiante qui touche, en France même, l'idée qu'une culture est supérieure à une autre.
En gros, ça peut rester une bonne lecture si on sait prendre de la distance, ce que malheureusement beaucoup ne savent pas faire. Ce qui est sûr ce que ce mouvement a participé à l'idée centralisatriste de la nouvelle aire industrielle qui consistait à enfermer les cultures traditionnelles dans des musées et les connoter de passéisme.
L'intention est de dégager le paysan pour laisser le champ libre à l'agriculteur, de transformer le potier et attraction touristique pour vendre des poelles Tefal qui rendent tellement heureux, ... Bref, des communautés qui fabriquent et produisent ce dont elles ont besoin (y compris culturellement) ce n'est pas ce que le ministère de l'économie appelait le progrès.
Bon ...
Je digresse là ... quoique ...
On se retrouve après la météo ...
Dernière édition par Fadarle le Jeu Juin 04, 2009 13:59; édité 2 fois
Posté le: Jeu Juin 04, 2009 13:56 Sujet du message:
Fadarle a écrit:
En ce qui concernes les traditions populaires en France, elles ont beaucoup souffert d'une vague folkloriste au début du XXème. On a cherché alors a enfermer dans des musées des cultures simplifiées et "carte postale". On traine toujours ce bucolisme provincialiste, qui cherche à faire des cultures traditionnelles une bande de ploucs passéistes.
..
je vois ce que tu veut dire fadarle, les groupes folkloriques ont certes participé a la transmission du trad, mais ils ont également fais un tri énorme dans les danses et musiques en sélectionnant uniquement certaine danses et en leur attribuant une musique. Par cette méthode les groupes folkloriques ont très certainement fais passé aux oubliettes de très belles choses, et ils ont verouillé l'esprit des gens en imposant une choregraphie sur une musique, les gens ont perdu leur inventitivté en bal, dès qu'ils entendent la crouzade ils vont la danser comme tout les groupes folkloriques et non pasen bourrée improvisée.
Certains groupes folkoloriques malheureusement affirme des choses qui ne sont pas vrai et décretent que la tradition c'est ca et pas autre chose!
le plus gros exemple : danser en sabot, c'est une abération, est pourtant 95% des groupes danses en sabot.
Pour moi les groupes folkloriques ont fais plus de mal que de bien dans le trad et la preservation des traditionspoum tchak poum tchak tci tchi tchi tchi tchi tchi